Balades

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L'Adour (photo PY)

Découvrez tous les charmes de la nature avec sa faune et sa flore sauvage dans les barthes, parcourez le chemin de halage au fil du fleuve, aventurez-vous sur les 10 km de la boucle thermale ou mettez-vous en forme grâce au parcours sportif à l'orée de la forêt de pins...

Les Barthes :

Le long de l’Adour s’étendent de vastes plaines marécageuses riches de l’alluvion déposée à chaque crue du fleuve : ce sont les barthes où la faune et la flore trouvent un cadre de vie exceptionnel. Parsemées de bois de chêne, entrecoupées de mares et de canaux qui limitent les prés où vivent des centaines de chevaux, elles sont aussi le paradis du gibier d’eau et de multiples oiseaux : aigrettes, hérons et cigognes.

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Les barthes subissent l’influence :

- du fleuve avec la marée.

- des eaux pluviales des Pyrénées, par les gaves.

- des eaux pluviales des coteaux.

- des eaux de la nappe alluviale qui remontent par capillarité.

Les Barthes à foin :

Avant leur aménagement elles devaient ressembler à de vastes marécages .Elles ont été en partie asséchées au cours des siècles pour y développer la culture. C’étaient (et ce sont encore) des terres communes à tous les habitants qui les utilisaient comme :
- prairies pour le pâturage en hiver,
- prairies pour le foin en hiver : ce sont les barthes à foin,

- endroits pour la culture des obiers et des aulnes(ou vergnes-saules) utilisés comme échalas pour les vignes,
- endroit de pêche : on pêchait des saumons, des civelles ou pibales, des anguilles, des lamproies, des aloses, des sangsues.
Les métayers ou « barthais » ne donnaient pas une partie du bénéfice de leur pêche au propriétaire. C’était un plus !
En 1721, les propriétaires se sont regroupés pour créer des syndicats et établir les statuts des barthes sauvages afin d’éviter la dégradation d’un bien mis à la disposition de tous.

Les Barthes aménagées :

C’est au XVIIIème siècle qu’ont été entrepris de gros travaux pour assécher ces
marais. L’Adour qui changeait sans cesse de lit a été canalisé en dressant des digues
de pierre et de terre. Le chemin de halage a été consolidé. Un réseau complexe
de canaux a été creusé (canaux ou étiers de 3m de large, et canaux plus étroits de
1m de large). Ces canaux recueillent les eaux de pluie, de ruissellement et
d’inondations et les déversent dans l’Adour au niveau des « portes à flot »
(énormes clapets anti-retour). Ces portes permettent aux barthes de se vider à
marée basse et de contenir l’eau du fleuve à marée haute. Les barthes servent
donc de grand réservoir de rétention.
En 1819, les barthes de Saubusse ont été partagées en 115 lots, c’est à dire autant
de lots que de foyers que comptait Saubusse à l’époque. Ainsi un propriétaire
qui avait 10 métairies avait droit à 10 lots.

Les Poneys Landais :

Les barthes sont le berceau de la race du poney landais. Ils sont rustiques, sobres et très résistants à la fatigue et aux maladies.
Ils ont aussi la réputation d’être de bons baromètres ! En effet, lorsqu’ils se tiennent
A l’entrée de la nuit sur la partie ouest des barthes (Jouanicay), nous sommes sûrs
qu’il pleuvra le lendemain. A l’inverse, lorsque les bêtes se rassemblent à l’est
( devant le « barrat » neuf), il faut s’attendre à du beau temps.
Regroupés en un seul lot, sous le soleil au beau milieu des barthes, l’orage va gronder !

Le Chemin de halage :

Long de 10 km en revenant par les barthes, vous pouvez l'emprunter à pied ou en vélo.

Le Chemin de randonnée :

Le départ est sur la place du port. C'est une boucle de 10 km qui fait le tour du village en passant par les barthes et les thermes. Une promenade à faire à pied ou en vélo, cf. plan et fléchage.