Les barthes
Chevaux dans les barthes inondées (photo CE)
Les barthes : vaste étendue d'eau, d'herbe et de monticules jonchés d'arbres alignés (dits baradeaux) ainsi sont les barthes où s'ébattent en liberté chevaux lourds et poneys barthais, la faune, la flore, la nature à l'état pur.
A perte de vue cette aire sourcille à peine, au souffle du vent fait parfois des vagues. Un calme infini... délicieusement troublé par l'envol d'une cigogne, le cri d'une bécasse ou l'ombre d'un héron cendré. Avec un peu de chance vous pourrez apercevoir une aigrette immaculée juchée sur le dos d'un cheval. Ces milieux humides favorisent le développement d'une flore spécifique répertoriée par l'ONF.
En été l'hibiscus rose, si délicatement dessiné, s'épanouit accroché aux berges du Jouanin, près du petit pont romain.
En hiver, de longues écharpes de brumes flottent sur l'herbe rase donnant aux barthes leur caractère mystérieux.
Digues, portes à flots et canaux de drainage permettent de moduler la hauteur d'eau maintenue dans les barthes.
Crues, fonte des neiges et pluies diluviennes font sortir l'Adour de son lit pour faire des barthes un lac qui s'étend sur tout le bas Val d'Adour. Le système de drainage, installé par les hollandais au XIXème siècle favorise alors l'évacuation des eaux vers l'Adour et l'Atlantique.
